Daniel Steegmann Mangrané - Ne voulais prendre ni forme, ni chair, ni matière

Date affichée
du 20 février au 28 avril 2019

Daniel Steegmann Mangrané - Ne voulais prendre ni forme, ni chair, ni matière

IAC - Institut d'art contemporain

Visuel
Daniel Steegmann Mangrané, Phasmides, 2012 Courtesy Mendes Wood DM, São Paulo and Esther Schipper, Berlin  © Daniel Steegmann Mangrané
Daniel Steegmann Mangrané, Phasmides, 2012 Courtesy Mendes Wood DM, São Paulo and Esther Schipper, Berlin © Daniel Steegmann Mangrané

Passionné par la forêt tropicale, notamment par la forêt amazonienne, Daniel Steegmann Mangrané, conçoit une œuvre polymorphe (dessin, sculpture, film, installations, etc.).
Son arrivée au Brésil en 2004 est notamment motivée par sa fascination pour la forêt amazonienne - enfant il aurait voulu devenir biologiste, entomologiste ou botaniste, et par sa découverte des artistes brésiliens, Lygia Clark et Hélio Oiticica. Dès la fin des années 1950, chez ces fondateurs du néo-concrétisme, l’intuition, la subjectivité et la participation du public devaient venir réconcilier des dualismes dépassés, à commencer par l’opposition communément admise entre l’objet et le sujet.

Également nourri par l’anthropologie et par les poèmes de Stela do Patrocínio qui lui inspirent ici le titre de son exposition, Daniel Steegmann Mangrané mêle dans son travail formes naturelles et culturelles. Il y explore l’enchevêtrement du vivant à son environnement, expérimentant l’espace comme zone de sensibilité et de relation.

Imprégné par le perspectivisme amérindien de l’anthropologue Eduardo Viveiros de Castro - qui brouille la distinction entre l’humain et le non humain - et par la pensée de Philippe Descola qui entend dépasser le dualisme nature-culture, Daniel Steegmann Mangrané transforme profondément et dans sa totalité l’espace de l’IAC. Ainsi, le parcours génère de nouvelles lignes de fuites, des perspectives changeantes ouvertes vers l’extérieur. Défini par une géométrie sensible, conduite uniquement par des faisceaux de lumière naturelle dans la pénombre, il suscite l’exploration et le tâtonnement comme pour retrouver l’essence même du vivant. Ce cheminement traduit également la fascination de l’artiste pour la notion de dissolution, dissolution du sujet susceptible de mener à une prise de conscience de son milieu.

INSTITUT D’ART CONTEMPORAIN
11 rue Docteur Dolard
69100 Villeurbanne – France

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